● LOOK
Question style, ce nouvel opus se distingue clairement des précédents. Avec sa face avant démonstrative, caractérisée par les boomerangs formés par ses optiques et les prises d’air qui les prolongent, mais aussi ses virgules embouties sur ses flancs et ses feux arrière effilés, reliés l’un à l’autre par une baguette chromée, ce monospace soigne son apparence plus que tout autre dans cette catégorie. Avec ses 4,66 m de long (+15 cm, dont 5,7 cm pour l’empattement), le Tourer n’a plus rien de compact : il dépasse allègrement ses plus sérieux rivaux français, et mesure la même taille, au centimètre près, que le légendaire Renault Espace. C’est un malin ce Zafira Tourer, car avec un tel gabarit, un habitacle visiblement plus vaste et un coffre annoncé pour 710 dm3 en configuration cinq places (65 dm3 de plus que le Zafira "normal"), il chasse sur les terres des grands monospaces...
● VIE A BORD
Avec ce Zafira, Opel parvient aussi à créer un espace intérieur très agréable. Le temps des habitacles tristes à pleurer est bien révolu. Opel tire un trait sur l’aspect brut de décoffrage du Zafira 2, pour un dessin harmonieux et résolument moderne. La planche de bord rompt véritablement avec le style du modèle précédent. Avec ses rétroviseurs descendus sur les portières et ses nouveaux fenestrons réduisant l’angle mort des montants avant - désormais dédoublés -, la visibilité fait un bon en avant. Et grâce au pare-brise panoramique la lumière inonde littéralement l’habitacle. Côté aménagement intérieur, ce Zafira Tourer réserve de bonnes surprises. Exit la banquette arrière fractionnable, celle-ci fait place à 3 sièges indépendants coulissants sur 28 cm, inclinables et facilement repliables dans le plancher. Grande innovation, la présence du système « Lounge » (en série sur Cosmo et Cosmo Pack). En deux temps, trois mouvements, il est possible de transformer le siège central en accoudoir géant, de faire coulisser les sièges latéraux de 5 cm vers le centre de l’habitacle et l’on se retrouve assis — presque — comme dans une limousine. Côté rangements, on reste un peu sur notre faim. Avec, à l’avant, une double boîte à gants aux compartiments moins vastes qu’espérés et des bacs de portes un peu minces. Entre les sièges avant, la console centrale multifonction, baptisée « Flex-Console », est certes astucieuse mais manque d’accessibilité. Le coffre gagne 65 litres par rapport au Zafira actuel et atteint désormais 710 litres. Son seuil d’accès bas et ses contours droits facilitent le chargement d’objets encombrants. A noter que ce volume propose 152 litres avec les 7 sièges en places mais peut atteindre 1.860 litres en rabattant tous les sièges.
● EQUIPEMENTS
Avec une ribambelle d’assistance à la conduite, le Zafira Tourer est assez rassurant : lecture des panneaux, adaptation automatique du faisceau des feux de croisement selon le trafic, régulateur de vitesse actif veillant aux distances de sécurité, alertant de la possibilité d’une collision et freinant si besoin, avertisseur de présence dans les angles morts ou encore alerte de franchissement involontaire de ligne, visuelle et non ’’vibrante’’… La liste est longue. Et pour que le tableau soit complet, il convient de rajouter les équipements technologiques indispensables à un modèle de ce standing (système audio et multimédia haut de gamme, connectiques audio, aide au stationnement AV/AR, climatisation automatique deux zones, aide au démarrage en côte…)
● SOUS LE CAPOT
Le Zafira Tourer était disponible lors de son lancement avec trois versions du moteur turbo diesel common rail 2.0 CDTI déjà montées sur l’Opel Astra et l’Opel Insignia. Les puissances sont de 110 ch et de 130 ch, et l’unité coiffant l’offre, que nous avons eu à l’essai a été revue de manière à fournir 165 ch. La gamme essence comprend deux moteurs 1.4 ECOTEC turbo bénéficiant du downsizing pour réduire les consommations, offrant 120 ch et140 ch. Une boîte de vitesse automatique est disponible sur les versions Diesel 165 ch et essence 140 ch. Fort de 350 Nm de couple dès 1 750 tr/min, notre 2.0 diesel de 165 ch s’accommode fort bien de la masse de ce ’’grand’’ compact.
● EN ROUTE
Ce monospace Opel se montre agréable en ville malgré son gabarit, grâce à sa direction électrique désormais légère en manœuvre et ses fins montants de pare-brise qui dégagent une bonne visibilité de trois quart avant. Sur route, ses suspensions se révèlent assez confortables. Plus élaborées que celle du Zafira commun, elles réunissent les qualités de filtrage et d’amortissement de la gamme supérieure. Issues de l’Insignia elles proposent l’option « FlexRide » qui fait varier la sensibilité de l’accélérateur, l’assistance du volant et la souplesse des amortisseurs selon le programme de conduite (sport, normal, touring). Côté agrément, ce monospace déçoit un peu. Déjà par son comportement routier très placide, qui a du mal à faire oublier son poids, et surtout par son diesel audible à l’accélération, légèrement vibrant au ralenti et manquant d’allant sous 2.000 tr/mn. ■
Retrouvez tous nos essais
Mécanic en PDF
Des nouveaux locaux pour Citroën
Triumph Bonneville : back to the 60’s




