Plus de ravitaillement en carburant. C’est le changement majeur de l’édition 2010 : non seulement la « stratégie de l’essence » n’aura plus lieu d’être, mais cela implique également un changement dans la conception des monoplaces. La contenance des réservoirs passent de 45-60 kg d’essence à 160-170, avec pour conséquence directe un allongement des voitures, et surtout une véritable évolution aérodynamique avec un perte de la masse de près de 10 % entre le début et la fin de la course. Les arrêts aux stands restent néanmoins pour les changements de pneus. A la force des bras. Et oui, les « lève-rapides » pneumatiques sont bannis de la circulation.
Evolution de l’attribution des points. Avec 3 équipes, et donc 6 pilotes, supplémentaires en 2010, ce ne sont plus 8 mais 10 pilotes qui se verront attribuer des points à chaque course. Le vainqueur marquera 25, le second 18, puis 15 -12-10- 8 -6- 4-2 -1.
Modifications pour les qualifications. Les qualifications sont toujours disputées en 3 phases : la première élimine les huit plus lents des 26 candidats, la deuxième en exclut à nouveau 8. Jusqu’à présent, les 10 derniers devaient se présenter à la troisième phase avec l’essence nécessaire pour le premier relais de la course. Désormais, la quantité est libre. En revanche, ils doivent prendre le départ de la course avec le même type de gomme qu’en qualification.
Augmentation du poids. Le poids des monoplaces passe de 605 à 620 kg minimum.
Le Kers reconduit. Le « fameux » Kers, qui a fait couler beaucoup d’encre durant la saison 2009 est reconduit. Même si presque la totalité des écuries ont décidé de ne pas l’employer.
« Zéro peur » pour Massa.
Le Brésilien Felipe Massa, de retour après son très grave accident en juillet dernier au Grand Prix de Hongrie, a expliqué avoir eu « zéro peur » au moment de monter dans le baquet de sa Ferrari, pour les premiers essais de la saison à Valence. « Du point de vue physique, je me sens très bien. J’ai fait plus de 100 tours, mais j’aurais pu en faire le double », a lancé Massa, qui s’est dit « heureux d’être de de retour sur la piste après avoir passé tant de temps à regarder les courses à la télévision ». Quant à Schumacher, « c’est un peu étrange de voir une voiture argent avec un casque rouge. C’était très normal de le voir dans une voiture rouge », a remarqué Massa, racontant son moment « sympa, marrant » avec Schumi en piste. « Je l’ai passé, il m’a fait signe ! »
Schumacher, superstitieux.
Michael Schumacher a obtenu de l’écurie Mercedes de piloter la monoplace n°3 et non n°4 comme initialement prévu, car il préfère les chiffres impairs. Schumacher, 41 ans, a en effet remporté ses sept titres mondiaux à bord de voitures portant des chiffres impairs : cinq fois avec le n°1, une fois avec le n°3 et une fois avec le n°5. Le n°3 devait initialement revenir à son coéquipier Nico Rosberg qui avait rejoint la nouvelle écurie Mercedes (ex-Brawn) avant lui. Le quotidien populaire Bild en a profité pour rappeler que le n°4 ne portait pas chance au pilote qui en héritait, puisqu’aucun n°4 n’a jamais été sacré champion du monde.

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