MICHAEL SCHUMACHER Le septuple champion du monde de F1 sorti de sa retraite par Mercedes, veut recoiffer la couronne mondiale « peut-être pas dès la première saison » mais dans les trois années de son contrat avec l’écurie allemande, a-t-il indiqué.
Vous avez tout gagné, pourquoi ce retour à la compétition ?
Quand je venais sur les Grands Prix, je m’ennuyais plus que je n’étais frustré (de ne pas courir). Et puis, je ne cache pas que la perspective d’une équipe allemande en Formule 1 m’excite au plus haut point.
Qu’elles ont été vos premiers sentiments en vous retrouvant au volant d’une F1 ?
D’une certaine manière, c’est comme en 1991, honnêtement. Quand je suis arrivé en F1, j’ai été choqué au premier tour, puis extrêmement excité au second. C’est exactement la même chose aujourd’hui. Je me sens comme un enfant qui a un jouet dans la main et qui s’amuse. En fait, je trouve que (mon retour) est bien plus simple que ce que je pensais. J’imaginais que j’aurais besoin de plus de temps que cela. Mais ça a été assez vite.
Et alors, le joujou est-il à la hauteur de vos espérances ?
La fiabilité est la principale préoccupation. Il s’agit de faire le plus de boucles possible, sans trop se soucier des temps au tour... même s’il faut quand même les regarder. Je pense que nous serons compétitifs, mais dire si la voiture sera gagnante dès le départ est autre chose.
Le fait de se confronter à la Scuderia, ne vous dérange pas ?
Disons que c’est une sensation étrange de voir mon ancienne voiture, sur la piste et que je n’étais pas assis à l’intérieur. Mais bon, il va falloir que je m’y fasse.
Vos douleurs au cou (séquelles d’une lourde chute en moto, qui l’avaient obligé à renoncer à remplacer Massa la saison passée) ne sont pas resurgit ?
Je n’ai jamais réussi par le passé à muscler cette partie de mon corps de telle façon que je n’ai jamais rien ressenti. Avoir une petite raideur, c’est complètement normal. Maintenant, je me sens très bien. Je me sens en forme, j’ai tout de suite retrouvé mes sensations au volant, la saison peut commencer. J’ai beaucoup travaillé et me suis préparé très précisément. Pour le meilleur résultat.
Le meilleur résultat ?
J’arrive frais et motivé. Je ne m’attends pas non plus à gagner immédiatement. Ce n’était pas un de mes objectifs. Mais dans notre projet à long-terme avec Mercedes, nous avons établi un objectif clair : je veux redevenir champion du monde. Peut-être que cela n’arrivera pas dès la première saison, mais si on considère les trois saisons (de son contrat, NDLR), cela parait quelque chose de réaliste.
Ses défis
Motivation, capacité, matériel, popularité, environnement… Michael Schumacher a tous les atouts pour réussir son retour.
A Part une concurrence plus acérée qu’il ne l’a jamais connue…
La motivation
Il avait quitté la F1 en 2006 en expliquant être émoussé mentalement. Il avait aussi commis quelques erreurs inhabituelles. Il lui fallait souffler pour retrouver « le feu sacré » qui l’habite à nouveau, a-t-il certifié. « Je suis déjà déjà très excité à l’idée de retourner dans un cockpit de F1. D’autant que mon ancien appétit pour la course est de retour . Je suis à nouveau prêt à rivaliser à un niveau sérieux », a-t-il garanti. On ne peut plus clair.
Le physique
Au top selon lui : « Physiquement, je me sens absolument en forme », a-t-il assuré. Le doute concernant la violente douleur à la nuque qui l’avait contraint à renoncer à piloter la F60 laissé libre suite à l’accident de Felipe Massa en février 2009 est visiblement dissipé. Le « Baron Rouge » s’est toujours montré extrêmement affûté physiquement, pour le reste, le pilotage est question de concentration, ce en quoi il n’a jamais failli.
Sa valeur
Quarante et un ans, ce n’est pas trop vieux pour revenir, d’autant plus que Schumi sera au volant d’une créature de Ross Brawn, associé à ses titres chez Benetton (1994, 95) et Ferrari (2000 à 2004). En 1996, Alain Prost, 41 ans, prévoyait de revenir après deux ans de retraite. Avant qu’un certain Michael Schumacher ne s’empare du challenge Ferrari. Juan Manuel Fangio a bien été champion à 46 ans (1957), même si c’était à une époque où les vétérans faisaient la loi. Schumi va donc explorer de nouvelles limites. Et là réside aussi son défi.
Sa voiture
La MGP001 sera la descendante directe de la championne du monde Brawn BGP001. Mieux, même son design s’annonce plus abouti car si la Brawn avait à l’origine été déssinée pour un V8 Hond, la monoplace 2010 a été pensée dans ses moindres cotes pour intégrer le Mercedes.
La popularité
Les fans et les médias allemands sont en émoi car il accompagne le grand retour de Mercedes en Formule 1 en tant que constructeur pour la première fois depuis 1955. Il a signé pour 7 millions et c’est presque symbolique (1 million par titre) vu les quelques 40 millions auxquels il émargeait chez Ferrari en 2006. Néanmoins, ce n’est pas du goût des employés des usines de l’étoile, qui jugent ses émoluments indécents dans le contexte de crise.
La concurrence
De ce côté-là ça promet d’être excitant car en 2006, à sa retraite, Schumi n’avait quasiment que deux pilotes de son calibre dans les roues : Fernando Alonso et Kimi Râikkônen. Si le second s’en est allé, l’Espagnol a depuis accueilli dans le cercle des grands carnassiers Lewis Hamilton, Felipe Massa, Jenson Button et Sebastian Vettel. Tous sont au pire vice-champions du monde et devraient avoir une machine capable de gagner en 2010.
Ferrari
Aucun scrupule à courir contre la Scuderia, sa famille de 1996 à 2009. « Une partie de mon cœur appartiendra toujours à Ferrari et je n’oublierai jamais la sympathie et la passion des tifosi », a-t-il dit, évoquant une séparation « harmonieuse ». Sauf que Luca di Montezemolo n’a pas apprécié. Le président de la marque italienne pensait que le champion allemand serait à vie un ambassadeur du Cavallino rampante . Une déception qui en cache une plus grosse car Schumi a eu loisir de prendre connaissance des moindres détails du projet de la riposte 2010.
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anonyme
Schumacher : « Je veux recoiffer la couronne mondiale »
Mais moi j’aurais bien aimai te voir dans un ferrari22 avril 2010 - 13:39

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