La voiture non polluante tant au niveau des rejets que du bruit. La voiture qui utilise une source d’énergie propre, facile à produire. Pour protéger notre terre qui tourne de moins en moins rond. Polluée qu’elle est. Petit à petit la technique suit. Moins gourmande en carburant donc moins polluante. Mais il faudra sans doute que le pétrole devienne de plus en plus rare et forcément cher pour accélérer le mouvement. L’hydrogène ? Electrique ? A l’huile ? L’ air comprimé ? Pourquoi pas à l’eau ?
En dehors de la technologie hybride, il existe aussi des véhicules produits en petites quantités qui ne polluent et fonctionnent à l’électricité. Qui peut-être propre si elle est produite par le soleil, le vent, la mer. Pas par le nucléaire (pas loin de 80% de la production électrique française), qui produit des déchets actifs des milliers d’années. Il y a de fortes chances que nos enfants-petits enfants et leurs descendants nous pourrissent… A l’essai donc un scooter, une moto et un petit fourgon électrique.
Piaggio Porter : le silence de la ville
Le terrain de prédilection du Porter c’est la ville. Limité par sa vitesse de pointe, dans les côtes et son autonomie.
Un fourgon urbain. Petit par ses dimensions (3,37 mètres de long). Très connu en Italie. Robuste (plus de 500 kilos de charge utile). Capable de se faufiler dans les petites rues des centres historiques italiens ou métropolitains. Le Piaggio Porter peut être motorisé par un essence, un diesel, au gaz et à l’électrique. Depuis 1995. A l’extérieur, rien ne distingue le Porter électrique des autres si ce n’est une trappe en plastique vert qui cache la prise pour la recharge électrique. Et un discret autocollant « Electric power Zero Emission ». Deux portes latérales et un hayon, comme sur toutes les versions fourgon tôlé, et un plancher plat pour charger la marchandise, comme les autres. Les batteries sont cachées en dessous. Pas grand chose de différent même dans la cabine. Un volant, un compteur kilométrique, des clignotants. Le moteur électrique est caché à l’emplacement réservé aux motorisations thermiques. Si ce n’est le levier de vitesse : un petit stick et deux positions avant et arrière. Et tout de même un cadran avec témoin de charge des batteries. Contact. Rien. Pourtant le moteur est en route. Suffit d’accélérer et le Porter se met à rouler. Au ralenti la direction est lourde. Pas d’assistance dévoreuse d’électricité. Ni de vitres électriques. Ni de rétroviseurs électriques. Ni de clim qui « bouffe » de la puissance. Eventuellement une radio… On ne peut pas tout avoir… Le Porter braque bien comme tout les Porter : c’est un urbain.
C’est parti pour un peu de ville. A l’accélération, ça siffle tout de même dans le fourgon. Comme une turbine. La version quatre places est mieux insonorisée par la moquette. Il faut toutefois doser l’accélérateur pour éviter les à-coups qui coupent le moteur. Une petite question d’habitude. En ville donc rien à redire. Comme les autres. Si ce n’est dans les rues piétonnes, penser au fait que les piétons ne vous entendent pas arriver. En marche arrière, un buzzer s’enclenche automatiquement. Comme sur les engins de chantier. Les 50 km/h, le Porter les fait tranquille. Le conducteur n’est pas perturbé : il suffit d’accélérer et de freiner comme avec une boîte automatique.
Où ça se corse, c’est tout de même dans les côtes. Le long faut plat sur la quatre-voies devant le Carrefour de Sainte-Suzanne, on l’a commencé à fond, pas loin de 80/90 sur le plat pour le terminer à peine à 50 km/h au niveau du stade de l’Est. Bien sur notre droite. En se faisant klaxonner par les automobilistes plus rapides. Qui pensaient sans doute que c’était encore un de ces petits fourgons sans permis. Faudrait le mettre en gros à l’arrière avec des bandes réfléchissantes : « Electric Power ». On a refait le test sur la côte qui part de Franche-Terre pour rejoindre Bagatelle. On s’est traîné… En revanche, dès qu’il y a une descente, outre le fait que ça recharge les batteries, c’est à donf. Largement au-dessus de 90 km/h. Le Porter électrique n’est donc pas fait pour la grande route d’autant que son autonomie est de 90 km. Vous avez dit urbain. Cela dit Electrans, la société réunionnaise qui le commerciale en est parfaitement conscient. Et le vend à des municipalités ou des entreprises qui n’ont pas à quitter les cités.
125 Strada Quantya : bluffante
Surprenant la 125 Strada Quantya, 100 % électrique.
Nous l’avons testé sur la piste bitume et terre du circuit de la Jamaïque avec Pascal Ravily en consultant de luxe.
On en est encore qu’au début de la moto électrique. Ce constat en tête, on a été bluffé par les qualités de cette 125 qui développe un couple de 31 Nm, avec un moteur de 8 000 watts équivalent à 11 chevaux. La partie cycle est très bien finie, permettant à Pascal Ravily de franchir allègrement la table de la partie terre du supermotard de la Jamaïque. Ce n’est pas peu de le dire. En revanche, sur route nationale, on est vite bloqué par l’autonomie et la vitesse maximale. Des donnes qu’il faut simplement avoir en tête.
En pratique, les performances de la moto baissent en fonction de l’état de charge de la batterie de 48 volts qui lui confère une autonomie de 90 à 180 minutes selon l’utilisation que l’on en fait. Retour sur la piste goudronnée de kart. On retrouve ce manque d’allonge sur les lignes droites, mais le pouvoir de décollage (départ arrêté) et de réaccélération en sortie de courbe est étonnant. Parce que, la Strada est plus une moto tout terrain (chemin) dont l’avancée technologique est son moteur électrique que l’on charge en 90 minutes avec une simple prise de courant 220 volts. Après plusieurs tours de circuit, le verdict de Pascal Ravily est excellent. Le freinage avant et arrière est de qualité, même s’il faut s’adapter aux commandes au guidon (aucune pédale au pied). La partie cycle est irréprochable, les suspensions ne sont pas de vulgaires ressorts, on peut prendre appui sur la moto, faire des sauts et bien se réceptionner.
Cette moto fabriquée en Suisse est facile de prise en main (comme un scooter), sa consommation énergétique est d’environ 1 euro pour 100 km avec une durée de vie des batteries de 3 à 4 ans.
La Strada donne tout ce que l’on demande à une 125 tout terrain, avec un placement intéressant en position de conduite, sans patinage. En revanche sur piste, les pneumatiques d’origine (made in Taïwan) pourraient être échangés par une chausse de meilleure qualité afin d’améliorer le grip. Toutefois en utilisation non sportive, tout baigne.
Que dire du silence ? Pour Pascal Ravily, monobiker et supermotard, ce calme dans un monde de brute fait du bien. C’est son avis, mais c’est vrai qu’en pleine nature cela doit être génial de passer des bosses en entendant gazouiller les oiseaux (gare aux randonneurs toutefois !).
Alors pourquoi tout le monde n’en a pas encore acheté ? Because le prix de vente, qui se négocie aux alentours de 9 700 euros. Retour à l’essai. A pleine charge, les watts sont présents. Pour preuve, la Strada a battu un maxi scoot thermique de 500 cm3 sur le tour de piste, question de rapport poids/puissance selon le pilote du club Magma qui s’est régalé en utilisation sportive : travers, roue arrière, stopping, angles dans les courbes, tout y est passé. Alors il faut faire abstraction du look un peu trop germanique, genre KTM ou Husaberg de papa et se lancer dans un achat aussi écologique que malin pour découvrir les sentiers de la Réunion, ou les centres-villes engorgés.
Le 110s / Emax un booster 50 cm3 hyper looké
A la différence de la Strada, le petit scoot distribué par Electrans en a plus à l’extérieur qu’à l’intérieur. Le look est beaucoup plus italien avec des courbes, un phare lenticulaire (le châssis est carrément transalpin d’ailleurs). En revanche, le manque de puissance est flagrant malgré la commande "boost". Ce petit véhicule de 4 000 wats (équivalent à 49 cm3) est homologué pour deux personnes. Son autonomie est de 70 à 90 km pour une consommation d’environ de 0,33 euro au 100 km. Avec son petit coffre et son silence, il est parfaitement adapté aux missions de surveillance ou de déplacements dans les milieux hospitaliers (où le silence est d’or), ou à une utilisation hyper urbaine en milieu piétonnier par exemple. Limitée en France à 45 km/h, il peut atteindre les 60 km/h en vitesse de pointe.

Mécanic en PDF
Recherche vieux Toyota
Tout doucement Speedy...





